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Renégocier son prêt

Publié le 13 Octobre 2014

Face aux faibles taux d’intérêt, procéder au rachat de son prêt immobilier peut permettre de réaliser des économies substantielles. Nos conseils.

Selon certaines études, plus de 70 % des emprunteurs ont souscrit ces dernières années un crédit à 4 % ou plus. Un débiteur sur deux peut donc encore renégocier son prêt avec la possibilité de réaliser des économies à un moment où les taux de crédit immobilier restent historiquement bas.
 
La bonne équation
Les taux d’intérêts n’ont pas été aussi bas depuis plus de 70 ans : en juillet dernier, ils se situaient autour de 2.67% sur 15 ans pour l’accession d’un bien dans le Neuf. Inutile de dire que les prêts à taux variables connus au début des années 2010 ont moins la cote des acheteurs. Beaucoup enprofitent donc pour prendre rendez-vous avec son banquier, histoire de gagner un peu d’argent. Alors certes, la démarche peut paraître intéressante, mais il est important de connaître quelques points cruciaux pour savoir si l’opération est avantageuse. Il faut d’abord prendre en compte les frais de ce changement. Lors de la souscription de votre crédit, vous avez sans doute accepté des pénalités dans l’hypothèse d’un remboursement anticipé de votre emprunt. Elles ne doivent pas s’élever à plus de 3 % du capital restant dû, dans la limite de six mois d’intérêts. De plus, des frais de dossier seront imputés sur la nouvelle transaction. Un coût supplémentaire est à prévoir dans le cas d’une hypothèque.
 
> Conseil : Il est important de faire jouerla concurrence. Avant d’aller voir la banque avec laquelle le prêt a été souscrit, faites faire des devis de rachat auprès d’autres établissements, afin d’inverser le rapport de force.
 
Sachant cela, le rachat ou la renégociation de crédit est rentable si plusieurs conditions sont réunies, vérifiez bien que les mensualités de remboursement restantes s’échelonnent sur au moins dix ans, pour un montant dû supérieur à 100 000 €. Enfin, il faut un minimum d’un point d’écart entre le taux de souscription du prêt initial et l’offre de renégociation. C’est le cas notamment des crédits immobiliers contractés entre 2007 et 2010, assujettis à 4 voire 5 % d’intérêts.
 
"Il faut un minimum d’un point d’écart entre le taux de souscription du prêt initial et l’offre de renégociation."
 
> Attention : Qui dit nouveau prêt dit nouvelles assurances. Et il est fort probable que l’assurance-décès que vous allez prendre sera sans doute plus chère que celle contractée il y a cinq ou dix ans. De même, rien ne dit que la couverture contre le chômage sera aussi étendue. Ce sont des éléments à prendre en compte avant de se lancer dans une renégociation.
 
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