Lille : La belle santé du marché du neuf

Publié le 12 Octobre 2015

Dans la métropole lilloise, les ventes de logements neufs ont bondi de 41 % au 1er semestre 2015. Une croissance spectaculaire qui s’explique par le succès de l’avantage fiscal Pinel.

Bonne nouvelle : le marché du neuf de l’agglomération lilloise renoue avec la croissance depuis le début de 2015. Plus de 1 200 logements ont été réservés au 1er semestre dans la métropole, une hausse de 41 % sur un an selon le Centre études de la conjoncture immobilière du Nord (Cecim).

Cette hausse spectaculaire des ventes s’explique par le succès de la loi Pinel. Ce dispositif permettant aux investisseurs en locatif de déduire directement de leurs impôts jusqu’à 21 % du prix d’un logement neuf sur 12 ans, représente près de 6 ventes de logements sur 10 sur les six premiers mois de 2015.

L’agglomération Lilloise, qui s’impose comme la locomotive économique régionale, constitue une destination de choix pour les investisseurs. Le dynamisme des filières universitaires allié au développement des activités tertiaires attirent aussi bien des étudiants que des salariés qui se tournent vers le locatif neuf pour se loger.

 

Une offre bien répartie

Les particuliers disposent d’une belle offre de logements sur la métropole lilloise. A Lille, le quartier de la Porte de Valenciennes et les secteurs sud représentent des pôles de développement de l’habitat neuf. « Des programmes sont également proposés au nord à Marcq-en-Baroeul, Wambrechies ou encore Saint-André et au sud comme à Lesquin, Faches-Thumesnil », détaille Jean-Michel Sede, président du Cecim Nord.

Dans le quartier lillois de Wazemmes, des trois pièces de 61 à 76 m² se vendent par exemple entre 214 000 et 245 000 €. L’offre est également au rendez-vous à Moulins qui accueille plusieurs opérations comme cette résidence située rue Victor Duruy où un quatre pièces de 81 m² est en vente à 295 000 €.

Les prix sont plus élevés à Marcq-en-Baroeul. Dans cette résidence située boulevard Clémenceau, les quatre pièces de 84 m² sont vendus 402 500 €. Faches-Thumesnil est plus abordable. Il faut compter 185 000 € pour un trois pièces de 62 m² et 272 000 € pour un quatre pièces de 79 m².

Les acquéreurs de résidences principales peuvent bénéficier d’une TVA réduite (5,5 %) dans plusieurs quartiers comme Fives. Ce coup de pouce est accordé sous conditions de ressources aux particuliers qui achètent une maison ou un appartement neufs situés dans un quartier en zone d’aménagement et de rénovation urbaine (ANRU). Rue de Douai, il est ainsi possible d’acquérir un deux pièces de 44 m² pour 120 720 € ! D’autres adresses sont éligibles à la TVA réduite, à l’image de Roubaix.

 

Des maisons recherchées

Les maisons groupées sont toujours autant recherchées par les familles qui achètent pour la première fois (primo-accédants). Weppes, la Chapelle d’Armentières et Lesquin accueillent la plupart des opérations. Comptez 229 000 € pour une villa de 87 m² à Fournes-en-Weppes. Les secondo-accédants qui achetaient habituellement des maisons entre 250 000 et 350 000 € sont en revanche moins présents. « Ces clients qui ont besoin de revendre leur logement pour acheter ont été pénalisés par la baisse des prix de l’ancien », analyse Jean-Michel Sede. 

 

Article réalisé par pap.fr

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