Le marché attend et reprend son souffle

Publié le 8 Octobre 2014

Le marché de l’immobilier neuf fait grise mine, les constructions de logements diminuent, et la série de mesures de juin et septembre, ne se fera pas sentir avant des mois. Certes, mais vaut mieux tard que jamais…

Dire que les nouvelles de l’’immobilier Neuf sont bonnes serait mentir. Toutefois, le tableau n’est pas si noir. En effet, quand on regarde les chiffres, on note une hausse de près de 4.000 permis de construire supplémentaires accordés au mois de juillet, par rapport à 2013. Ce relèvement concerne aussi bien les constructions d’appartements neufs que celles des maisons neuves. Cette augmentation significative devrait logiquement précéder une évolution à la hausse de mises en chantier par les promoteurs immobiliers. Et de ce côté-là, même chose : le nombre de mise en chantier se stabilise après avoir augmenté ces derniers mois. Donc, le bâtiment va ! Sauf que les ventes sont en net repli. En effet, les ventes au détail de logements neufs sur le second trimestre enregistrent une baisse de 9 % comparativement à la même période l’an dernier. Cela représente 23.833 logements neufs vendus contre 28.035 en 2013. Le rapport entre accédants et investisseurs s’établissant à 58% contre 42%. Alors que se passe-t-il. Simple : les Français sont attentistes et espèrent une éclaircie dans le paysage économique français.

« De nouvelles mesures qui vont dans le bon sens »
Alors, même si l’hirondelle ne fait pas le printemps, les mesures annoncées en septembre dernier vont dans le bon sens reconnaissent les professionnels. La reprise des ventes sur le marché de l’immobilier neuf sera donc difficile mais le gouvernement a pris conscience de l’ampleur de la tâche et propose des dispositifs pour relancer le marché et notamment la loi sur la mobilisation du foncier public*. De même, un prêt à taux zéro (PTZ) élargi, le développement de l’investissement locatif ou encore la simplification des normes de construction, afin d’en abaisser le coût sont autant de mesures intéressantes pour la pierre. D’ailleurs, il ne faut pas oublier les 50 premières mesures de simplification qui seront mises en place avant le 31 décembre ou encore la prolongation des délais de validité des permis de construire de deux à trois ans dès cet automne. Même si ces nouveautés mettent du temps à porter leur fruit, elles ne peuvent qu’être positives pour le marché de l’immobilier neuf. La tendance promet dès lors de s’inverser dans les mois à venir…
*Cette loi oblige administrations et établissements publics à céder gratuitement, ou avec une forte décote, des terrains à construire, réduisant ainsi le coût de revient des constructions nouvelles. Diminution du coût, donc diminution des prix de ventes des logements neufs.

Pourquoi rester optimiste ?
On vous le dit depuis déjà pas mal de temps : les taux d’intérêt restent à un niveau très bas, 2014 est sans conteste l’année des bonnes affaires immobilières pour qui veut acheter un logement. D’autre part, la baisse des prix trouve ses limites dans le manque de logements. Il en faudrait 1 million de plus en France, pour que le marché s’autorégule. Les prix du neuf se stabiliseront donc pour cette fin d’année et leur augmentation pour 2015 répond à 2 critères objectifs : la pénurie et l’augmentation du coût de construction. Avec 723 000 transactions, 2013 a fini sur une hausse de 2,3%. Le secteur n’est donc plus si atone. Les acquéreurs soucieux de se constituer un patrimoine peuvent trouver de belles opportunités en 2014, avant le rebond de 2015. CQFD.

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