SCI : quels avantages ?

Publié le 18 Septembre 2015

Pour organiser l’acquisition et la gestion d’un patrimoine immobilier, le choix de la SCI (Société civile immobilière) peut être judicieux notamment en termes de transmission et de fiscalité. Ce montage ne doit pas être confondu avec la SCPI (Société civile de placement immobilier), un produit de placement immobilier collectif (voir encadré).

La société civile immobilière, comme son nom l’indique, est une société constituée au minimum par deux personnes pour gérer un patrimoine immobilier. Chaque membre apporte une quote-part d’un immeuble dont la société est propriétaire. La durée de vie maximale d’une SCI est de 99 ans. Lorsqu’elle est de nature « familiale » c’est-à-dire établie entre les membres d’une même famille, certains professionnels conseillent de la constituer pour une trentaine d’années et de voir ensuite. Et pour cause, si bien sûr, le rêve de chaque parent est de conserver la maison de famille sur plusieurs générations, la réalité est souvent tout autre. La SCI dite familiale est la plus connue. Cette forme juridique permet aux parents désireux de faire une donation à leurs enfants de leur attribuer la nue-propriété tout en conservant l’usufruit c’est-à-dire la jouissance et donc la maîtrise via la gérance. Elle est également conseillée en présence d’enfants de plusieurs lits. Car le principal avantage de la SCI quelle que soit la forme, familiale ou non, c’est d’éviter l’indivision où l’ensemble des propriétaires doivent s’entendre pour prendre des décisions communes. En cas de mésentente, une situation de blocage se crée et se conclue la plupart du temps par la vente du bien. Or, la SCI permet d’organiser dès la constitution son fonctionnement.

SCPI : investir dans le locatif sans les obligations

A côté de l’investissement que l’on va qualifier de classique c’est-à-dire acheter un logement pour le louer, il existe une alternative indirecte pour l’épargnant qui n’a pas la capacité financière suffisante pour l’acquisition dudit bien ou n’a pas l’envie d’en assumer les obligations, de recourir aux SCPI (Sociétés civiles de placement immobilier). Cet investissement proposé entre autres par les banques permet d’acheter des parts d’une société acquérant des immeubles dans un but locatif en répartissant les risques sur le nombre d’immeubles dont la société est propriétaire. Cette forme d’investissement libère l’acquéreur des soucis de gestion lequel n’a pas à se préoccuper des questions inhérentes à tout propriétaire immobilier.

Il existe deux types de SCPI

Car la responsabilité de la gestion du patrimoine est assumée par une société de gestion spécialisée agréée par l’Autorité des marchés financiers. L’objectif de ce type de placement est de profiter d’une rentrée d’argent régulière, issue des loyers perçus par la société au prorata de leur quote-part. D’où l’importance de bien choisir la SCPI à plus forte raison lorsque les parts ont été achetées à crédit et qu’il y a donc un prêt à rembourser. Notons que la SCPI n’est pas cotée. Et qu’il existe deux types de SCPI, celles dites « classiques » qui investissent en locaux immobiliers du secteur tertiaire et celles dites« fiscales » qui ne concernent que des logements.

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