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Les vestiges de la maison Vaissier

A Tourcoing, deux maisons très originales, aux numéros 2 et 20 apportent une illumination à la rue de Mouvaux. Ces pavillons, vestiges inattendus du château Vaissier ont leur façade, toiture et grille inscrites à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1988.

Victor Vaissier, fabricant de savon du Nord de la France, se disant prince du Congo, rêvait de se faire construire une demeure digne de ses rêves extravagants. Il ne supportait plus de vivre entouré des murs noircis de l'usine de la rue de Mouvaux à Roubaix. Il décida de faire appel à l'architecte Edouard Dupire-Rozan et lui donna quelques directives : un château d'une allure majestueuse et originale, prenant la forme et le style d'un édifice oriental, surmonté d'un grand dôme garni de vitraux. Le château fut réalisé en 1892 sur un parc d'une superficie de cinq hectares, s'étendant de la rue de Mouvaux à l'avenue Grau et de la rue du Congo jusqu'au canal. En 1923, à la mort de Vaissier, sa famille propose de vendre le château à la ville de Tourcoing, qui refuse. En 1925, M. Deconninck, entrepreneur de spectacles, le rachète. Il envisage plusieurs projets, mais aucun ne sera réalisé. En 1929, le château est démoli. La propriété, divisée entre les associés, est lotie et les différentes parcelles vendues en terrain à bâtir.

Les vestiges de cette demeure sont, au numéro 2, la maison du jardinier, (propriété de Mme Broodthuis). Bien carrée, elle est flanquée d'une tour incorporée au bâtiment. La maison du concierge, au numéro 20 (propriété de M. et Mme Deschepper) présente un toit extraordinaire, galbé avec des bulbes. Tout est mouvement, fantaisie et décor précieux. Les fenêtres, différentes pour créer davantage d'animation, offrent des décors mauresques : trèfles à trois ou cinq feuilles, etc.

 

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