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Les origines de Camiers - Sainte-Cécile

Camiers - Sainte-Cécile est composée du bourg de Camiers, dans les terres, et de la station balnéaire de Sainte-Cécile-Plage. Enchâssé entre les collines verdoyantes du Boulonnais et une mer couleur opale, Kamir, Catmeiacum, Calixmere, Camera aujourd’hui dénommé Camiers, est un bourg au destin singulier…

Saviez-vous que Camiers se fit l’hôte de Frénégonde et de Jules-César ? Le plus célèbre des empereurs Romains, de retour de sa campagne de Grande Bretagne, fût surpris par la marée et dût se résoudre à se réfugier, avec sa flotte militaire, sur ces rivages sauvages… Une légende raconte que Frénégonde, épouse de Charlemagne, serait décédée à Camiers.

 

Une romance marine

Mais l’histoire commence réellement en 1873, lors du mariage de Cécile de Rocquigny avec le compte Rosamel. Cette union permit de rassembler les terres en front de mer entre Camiers et Etaples. En 1883, ils vendent à des investisseurs anglais une partie du littoral de Camiers pour y construire une station balnéaire à condition de la nommer Gabriel (en hommage à un membre de la famille de Rocquigny). En cette fin du 19e siècle, l’attrait d’une clientèle aisée pour les bains de mer, (ressortissante britannique pour l’essentiel), ouvre la perspective du développement des stations balnéaires de Saint-Gabriel et de Sainte-Cécile. Le 3 juillet 1898, l’inauguration du Grand Hôtel de St-Gabriel en dit long sur l’ambiance que prêtent nos amis d’Outre-manche à ce petit havre sauvage de la Côte d’Opale. On assiste alors à une quête de l’eldorado balnéaire, concrétisé par de nombreux projets d’équipements touristiques. La seyante Saint-Gabriel disparu dans la nuit du 3 au 4 mars 1912, sous le joug d’une exceptionnelle marée d’équinoxe. Sainte-Cécile, construite à quelques centaines de mètres au nord, s’ouvre dès l’été 1936 aux joies estivales des vacances familiales pour classes moyennes représentées en masse par les « parisiennettes ».

 

Des blockhaus pour villas…

De nombreuses villas furent détruites durant la seconde Guerre Mondiale, lors de la tentative de débarquement britannique. Leurs occupants, sinistrés, n’ayant pas encore touché de dommage de guerre, n’ont pu faire reconstruire, ni habiter à l’hôtel… trop cher. Afin de profiter malgré tout des vacances, certains ont eu une idée pour le moins originale… Louer un blockhaus ! Imaginez dans les dunes mouvantes, parmi les oyats, d’immenses avenues bétonnées et, sur deux kilomètres des blockhaus, encore des blockhaus, et des grands bras de radars démantelés. C’est un spectacle désolant, hallucinant, le soir au clair de lune… C’est alors qu’au milieu de ce chaos, vingt familles, trente familles, ont su transformer le fameux « mur » en habitations. A la place des lourdes grilles qui fermaient les casemates, des portes peintes. A la place des canons qui occupaient les ouvertures, des bastions, des bouquets de glaïeuls derrière des vitres garnies de rideaux aux couleurs vives. Au lieu des soldats vert-de-gris, des gosses en maillot qui courent dans les dunes. Le calme après la tempête. Des vacances économiques, face à un avenir incertain…
 

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