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Le charme bucolique des longères

La maison de type longère, véritable symbole régional, fait l’objet depuis plusieurs décennies de nombreuses réhabilitations dans le respect de la tradition.

Si la longère est l’apanage de la Bretagne et de la Normandie, vous croiserez également ces jolies demeures dans le Nord et en Picardie. La longère est inspirée de l’architecture vernaculaire, un habitat traditionnel, aujourd’hui dans l'air du temps. Le principe : prendre en compte le climat, la géographie, les matériaux locaux pour construire des bâtiments. Le sol est ici réalisé à l’aide de pavé ou de terre cuite, les murs sont édifiés en briques rouges (ou en torchis pour la Picardie), surplombées des célèbres pierres bleues. La toiture quant à elle, est réalisée en ardoises. Souvent en « L », étroite et de plain-pied, la longère s’ouvre sur une cour de ferme ouverte, généralement pavée. La principale caractéristique de cette construction est sa forme tout en longueur, matérialisée par des pièces en enfilade. Les combles, anciens greniers composés de planchers en bois, sont aujourd’hui exploités en chambres. Au cœur de la maison, on appréciera la grande cheminée en brique, adossée au pignon. La hauteur sous plafond est agrémentée par des poutres apparentes dans le sens de la largeur. Ces boiseries sont un atout très recherché car elles apportent une note rustique, chaleureuse et authentique à l’ensemble.

Un habitat rustique

Construite principalement au XIXe siècle, la longère était destinée aux paysans et aux artisans très modestes. A l’époque, elle combine lieu d’habitation et de travail : une seule pièce commune et une étable accolée ou indépendante. Ainsi, les hommes cohabitent avec les animaux, source de chaleur. Les aménagements sont des plus sommaires et le confort spartiate : une cheminée avec un four extérieur, un évier près de la porte d’entrée, un pétrin, une table avec des bancs et des chaises (après 1850), un bahut, un vaisselier, une armoire, des lits, souvent clos dans un meuble en forme d’armoire, protègent leurs occupants de leur « co-locataires » : les animaux domestiques (porcs, poules...).

 

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