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L’éco Habitat : pour une maison verte et participative

Face aux impacts de l’habitat sur l’environnement et la recherche d’économies, beaucoup d’entre nous envisagent tous les aspects d’un habitat écologique, travaillant sur la maîtrise de l’énergie, les matériaux, la forme des bâtiments, la gestion de l’eau et le lien entre l’habitat et son lieu d’implantation.

Dans le cadre de la mise en œuvre des engagements du Grenelle Environnement, le ministère conduit une politique volontariste pour la ville durable en soutenant la construction et la rénovation de logements économes en énergie. Le bâtiment est alors le chantier n°1 dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, avec notamment l’engagement de réduire la consommation d’énergie dans les bâtiments anciens de 38 % d’ici à 2020. Ce secteur, pour des raisons d’ordre écologique, social et économique, est concerné par cette recherche de diminution des émissions de gaz à effet de serre et des consommations d’énergie et par la nécessité de produire un habitat à la fois confortable et économe, conformément aux principes et aux techniques de l’éco-construction.

Minimiser l’impact de l’habitat sur l’environnement

Le bâtiment est le principal consommateur d’énergie (la moitié de notre consommation en France), dans un contexte où l’on vise pourtant la sobriété énergétique. Miser sur l’éco-construction, c’est avant tout contribuer à un autre modèle de développement, moins consommateur en énergies fossiles. L’éco-construction procède alors d'une réflexion globale sur la façon d’intégrer le mieux possible le bâti à son milieu (exposition, style architectural, emploi de matériaux locaux...). Elle vise à minimiser l’impact de l’habitat sur l’environnement, s’appuyant aussi bien sur des équipements de haute technologie (démarche high tech), que sur des techniques et matériaux traditionnels (démarche low tech). Le choix de matériaux sains, l'isolation thermique, la ventilation sont essentiels pour une maison « écolo ». L'optimisation de la lumière extérieure et intérieure ou l'orientation de la maison par exemple, font partie des recommandations. L’accent est donc mis sur le renforcement des règlementations thermiques qui imposent aux constructions neuves le respect de seuils minimaux de performance et s'appliquent également, mais de façon moins exigeante, à la rénovation du bâti existant, lequel constitue l'essentiel du parc immobilier français. Le développement de l’éco-construction est aussi le moyen de profiter d’une double opportunité économique. D’une part, elle participe à la réduction et à la limitation des dépenses des ménages consacrées à l'énergie et, d'autre part, elle donne aux entreprises du bâtiment la possibilité d'accroître leur activité et de conquérir de nouveaux marchés.

Source : www.developpement-durable.gouv.fr

En bref…

La notion d’éco-construction désigne l’ensemble des techniques permettant de rénover, réhabiliter ou construire un bâtiment tout en cherchant à minimiser son impact environnemental, aussi bien lors de la mise en œuvre des travaux de construction que tout au long de son usage. Ce type de construction permet donc d’économiser l’énergie et plus particulièrement d’éviter tout gaspillage provenant principalement des maisons mal isolées, des appareils peu performants, etc.

Retour aux sources

L’esprit du "développement durable" repose sur un équilibre entre trois exigences de respect environnemental, social et économique. Pour une maison écologique, vous serez face à différentes techniques et de constructions architecturales, et d’un large panel de produits. Par exemple des matériaux bio et des isolants naturels : laine végétale, laine animale, lasure bio, béton cellulaire, brique monomur, huile dure, liège, ouate de cellulose, linoléum, bois, terre, pierre, chanvre, plumes d’oie, liège… On associe, par la suite, un système de production d’énergie propre, renouvelable et naturel comme les panneaux photovoltaïques, éolienne, biogaz, etc. On peut également intégrer un système de traitement des eaux usées (phyto-épuration) et de récupération des eaux de pluie.

L’éco-prêt

Pour motiver vos démarches, l'éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) permet de financer des travaux améliorant la consommation énergétique de votre logement. Il vous est accordé sous certaines conditions. Le montant maximum est de 30 000 € par logement, remboursable sans intérêt. Ce prêt est accordé jusqu'au 31 décembre 2015. A noter : Les dépenses financées par l'éco-PTZ peuvent donner droit au crédit d'impôt pour la transition énergétique.

Zoom sur la maison passive

Grâce à une conception intelligente de l’isolation, de l’énergie et de la ventilation, la maison passive est un concept écologique et économique qui connaît une forte croissance. En hiver, l’ensoleillement et la chaleur rejetée par les habitants suffisent à chauffer l’intérieur. En été, l’isolation protège de la chaleur. C’est l’idée de la maison passive. Pourquoi passive ? Parce qu’elle présente une forte inertie et autogénère son énergie. Le concept trouve son origine dans le mouvement des Baukünstler, les « artistes de la construction », en Autriche dans les années 1960. Dans les années 1990, les expériences menées en Allemagne aboutissent à la création du label PassivHaus : la consommation doit être inférieure à 15 kWh par mètre carré et par an pour le chauffage et à 50 kWh par mètre carré et par an pour la consommation totale d’énergie primaire. En comparaison, les logements classiques en France nécessitent en moyenne 130 kWh. Le label inclut aussi un test d’étanchéité à l’air, preuve d’une isolation parfaite. Ce type de construction présente bien des avantages : économies de chauffage, meilleur confort thermique et excellente qualité de l’air. Chauffer moins entraîne aussi une baisse de la pollution due aux énergies fossiles. Enfin, le concept bouleverse la manière de construire et enclenche des démarches écoresponsables. On peut citer la Maison Kokoon, un modèle de maison passive à ossature, bardage et menuiserie bois. Cette filiale du constructeur vosgien Gico a été distinguée pour ses habitations à moins de 100 000 €, esthétiques, écologiques et faciles à mettre en œuvre.

 

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