Title

Est-il difficile de négocier en Champagne-Ardenne ?

D'après une récente étude de LPI-Se Loger, la région Champagne-Ardenne serait l'une des régions où il est difficile de négocier les prix de l'immobilier ancien. En moyenne, les prix des maisons diminuent de 2,4 %, contre 3,3 % pour les appartements. Une tendance qui s'est complètement inversée en quelques mois...

 

Les enquêtes sur l'immobilier se suivent et ne ressemblent pas. Elles se contredisent parfois en l'espace de quelques mois. Prenons par exemple les marges de négociation. En 2015, selon le baromètre LPI-Se Loger, la Champagne-Ardenne était l'une des régions de France où les acquéreurs arrivaient à mieux négocier les prix de l'ancien : -10,9 % pour les maisons et -8,8 % pour les appartements. Ces chiffres correspondent à la variation entre le prix au mètre carré affiché (mesuré lors de la prise du mandat) et le prix au mètre carré signé (mesuré lors de la signature du compromis). Selon le même baromètre, réactualisé fin avril, la tendance se serait inversée.

La Champagne-Ardenne a quitté le top 3 des régions où l'on négocie le plus. La marge de négociation aurait même fortement diminué : -2,4 % pour les maisons et -3,3 % pour les appartements. Comment expliquer ce revirement soudain ? Les acquéreurs font-ils preuve de modération ou a-t-on atteint un seuil de prix bas difficile à diminuer encore plus ? « Il s'est passé des choses sur ce marché en l'espace de trois mois, assure Michel Mouillart, professeur d'économie à Paris-Ouest. Effectivement, la marge était très élevée en 2015 en Champagne-Ardenne, mais il y se trouve qu'il y a eu une transformation du marché : les taux d'intérêt baissent, le moral des ménages remonte, donc on a retrouvé une hausse d'activité. » Pour le porte-parole du baromètre, cette baisse de la marge de négociation est l'expression d'un regain d'activité du marché.

 

« A Troyes, les acquéreurs font le marché »

Qu'en pensent les agents immobiliers aubois ? « Je n'ai pas de chiffres précis, mais par habitude il y a toujours de la part des acquéreurs de la négociation sur Troyes. On a plus d'offres que de demandes, donc ce sont les acquéreurs qui font le marché. Il est en position de force. », souligne Sébastien Bol, directeur de l'agence Square Habitat à Troyes. De son côté, Emmanuel Delsaux adhère à l'argument développé par l'expert Michel Mouillart. « L'activité est repartie dans les régions dynamiques à Paris, Nantes, Lille, etc. En Champagne-Ardenne, on a eu six mois de retard, mais on sent le vent d'une reprise », ajoute le vice-président de la FNAIM en Champagne-Ardenne. Conséquence du regain d'activité : « on constate un resserrement des négociations puisqu'on a un rééquilibrage de l'offre et de la demande même si le rapport penche encore du côté des acquéreurs. »

Dans le Grand Est, l'Alsace est l'une des régions où il est encore difficile de négocier le prix de vente d'un bien immobilier : -2,5 % sur les maisons et -3,9 % sur les appartements. D'après la même étude, l'autre région où la ristourne est une tâche ardue est le Midi-Pyrénées. Deux régions où le marché est certes plus dynamique qu'en Champagne-Ardenne...

Franck DE BRITO

 

Comment savoir si un bien immobilier est négociable ?

Voici quelques conseils répertoriés dans divers sites spécialisés :

1) le bien est surcoté :

Pour savoir si un bien est surcoté par rapport au prix du marché, de nombreux outils gratuits permettent de connaître le prix du logement en fonction de l'adresse et de différents critères (étage, année de construction, chauffage, toiture, etc.) Le site Meilleursagents.com répertorie les prix au mètre carré des communes et des quartiers. Grâce à une carte qui localise les prix, l'internaute peut savoir en quelques clics quel est le prix du marché dans le quartier. Pour consulter les chiffres de l'immobilier précis, il existe aussi le site des notaires : immoprix.com. En entrant le nom de la commune, on peut avoir une idée précise du prix au mètre carré dans l'ancien par typologie (studio, type 2, type 3, etc.)

 

2) le seuil des trois mois :

Si un bien est en vente depuis plus de trois mois, la marge de négociation est parfois plus envisageable. Le site Internet Castorus indique depuis combien de temps une annonce est en ligne et l'évolution de son prix, si celui-ci a été revu à la baisse. Par exemple, à Saint-André-les-Vergers, un appartement type 2 « en excellent état » dans le secteur de l'hôpital, mis à prix en octobre 2015 à 75 000€, a été vendu 59 000€ cette semaine, soit une baisse de 21 %.

 

3) les défauts (bruit, sombre, sans ascenseur...) :

Le journal Le Monde a listé huit points à surveiller : l'étage sans ascenseur, l'exposition, le bruit, la luminosité, le vis-à-vis, le plan de l'appartement, la typologie du bien et le type de d'immeuble. Il est clair qu'un appartement exposé plein nord, situé au dernier étage de l'immeuble et ayant un vis-à-vis avec un autre immeuble aura plus de chance de voir sa valeur diminuer...mais tout dépend des prestations à l'intérieur.

(source : Explorimmo.com)

 

 

VOIR LES ARTICLES :