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Economie d’énergie : pensez au Crédit d’impôt

Pour faire baisser vos factures énergétiques, il est primordial d’investir dans des installations dédiées, qui, au passage, donnent plus de valeur à votre bien immobilier. Eh oui, une habitation à économie d’énergie coûte 10 à 15% plus chère sur le marché. Ces travaux nécessitent un financement non négligeable susceptible d’en freiner plus d’un. C’est sans compter le Crédit d’impôt pour la transition énergétique, qui permet d’offrir un sacré coup de pouce aux propriétaires, mais aussi aux locataires.

Réduire sa facture d’électricité, d’eau, de gaz reste un enjeu majeur pour de nombreux Français. Aussi, opter pour une habitation à économie d’énergie se révèle un choix judicieux. Depuis la réglementation thermique RT 2012, appliquée depuis le 1er janvier 2013, acheter ou construire un logement neuf garantit des performances énergétiques importantes. En effet, de nouvelles normes, notamment en matière d’isolation, ont été rendues obligatoires. Mais pour les maisons et immeubles anciens, il convient de lancer des travaux de rénovation. Des projets qui peuvent faire l’objet d’une aide financière comme le Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE). Intitulé Crédit d’impôt développement durable jusqu’en 2014, il permet aux propriétaires, locataires, occupants à titre gratuit ou encore bailleurs de profiter d’un avantage fiscal : 30 % des dépenses payées. Celles-ci sont plafonnées à 8 000 € pour une personne seule et passent à 16 000 € pour un couple, auxquels s’ajoutent 400 € par personne à charge, et ce, sur cinq ans. Pour en bénéficier, il faut tout d’abord confier ses travaux à un professionnel Reconnu garant de l’environnement (RGE) - on en référence près de 40 000 en métropole - et ensuite réaliser des équipements dits éligibles. Par-là, on entend par exemple l’installation d’une chaudière individuelle ou collective, une pompe à chaleur, un chauffe-eau solaire individuel et un système solaire combiné, mais aussi l’isolation thermique des parois vitrées avec un double vitrage renforcé. Alors que le CITE devait prendre fin au 31 décembre 2015, celui-ci a été prolongé d’un an dans le cadre de la loi de finances 2016.

Un prêt à taux zéro pour financer ses travaux

Afin d’améliorer ses performances énergétiques, il convient de réaliser des travaux. Pour aider les propriétaires, il existe notamment l’éco-PTZ, un prêt à taux zéro qui vient d’être reconduit pour trois ans. A l’instar du Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), l’éco-PTZ devait prendre fin au 31 décembre 2015. Pourtant, voilà qu’il est également prolongé jusqu’à fin 2018. Ce dispositif, qui permet de bénéficier d’un prêt à taux zéro pour réaliser des travaux de rénovation énergétique au sein de son habitation principale (le logement doit avoir été achevé avant le 1er janvier 1990 ou 1er janvier 1948 pour des travaux de performance énergétique globale minimale), existe depuis 2009. Il peut concerner des montants pouvant aller jusqu’à 30 000 €, remboursables sur dix ans, voire quinze ans en fonction des projets. Ces derniers doivent être confiés depuis 2014 à des professionnels Reconnus garant de l’environnement (RGE). Car il existe une liste bien détaillée des installations et des matériaux éligibles. En effet, l’isolation thermique de la toiture ou le remplacement de systèmes de chauffage sont concernés. La demande de prêt s’effectue auprès de votre banque à qui il faut fournir un descriptif des travaux envisagés ainsi qu’un devis rempli par l’entrepreneur. Si le prêt est accordé, le propriétaire doit, au bout de deux ans, fournir les pièces justificatives de la réalisation des travaux. Dans le cas contraire, il sera demandé le remboursement des sommes octroyées. A noter que l’éco-PTZ peut se cumuler avec un CITE sous condition de ressources.

 

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