Title

Bapaume, au fil du temps

Au carrefour de l’Artois, des Flandres et de la Somme, Bapaume a toujours occupé une position stratégique dans les divers conflits que la France a traversée. Commune chargée d’histoire, Bapaume s’est aussi distinguée par le passé en étant un des lieux de passage incontournables de nombreux rois pendant leurs déplacements dans l’Artois.

Dans l’histoire contemporaine de la commune, la bataille la plus marquante reste probablement la première Guerre Mondiale. De la ville, au cœur de la ligne de front, il n’en restait qu’un vaste champ de ruine, notamment après la bataille de Bapaume qui s’est déroulée en mars et septembre 1918. L’hôtel de ville, qui rayonne sur le bourg, a d’ailleurs été entièrement détruit et reconstruit dans les années 1930. Durant la seconde Guerre Mondiale, Bapaume a aussi été le théâtre de nombreux combats et le maire de la commune d’alors, Abel Guidet, fut membre de la résistance et déporté au camp de Gross-Rosen, où il mourut en 1944.

Histoire de l’hôtel de ville

Les premiers édifices de ce type sont érigés en France à partir du XIe siècle. Flanqués d’un beffroi, ils symbolisent l’indépendance de la cité lorsque celle-ci obtient une charte l’érigeant en commune. On estime que le premier hôtel de ville de Bapaume date du XIIe siècle. En 1590, la construction d’un nouvel hôtel de ville est autorisée par Philippe II, roi d’Espagne. L’édifice est achevé en 1610, et sa tour en 1611. Il est détruit le 25 mars 1917, lors de la Première Guerre Mondiale. Une bombe à retardement, laissée par les Allemands lors du repli vers la ligne Hindenburg, explose vers 23h30, détruisant complètement l’édifice et tuant des soldats australiens et les députés Raoul Briquet et Albert Taillandier, venus constater les dégâts occasionnés à la ville par les combats. En 2011, une plaque est apposée afin de commémorer la mort des soldats australiens dans l’explosion de l’hôtel de ville. Le bâtiment actuel est conçu par Eugène Bidard et achevé en 1931. La flèche culmine à 55m. Sa silhouette élégante est surmontée d’une girouette représentant le blason de la ville.

Une nouvelle zone de résidence

L’attractivité d'une ville, c'est aussi son cadre de vie et son habitat. À cet effet, la caserne Frère telle qu’elle apparait aujourd'hui, dans un état d'abandon notable, verra son site complètement transformé, et pour la fin 2016, les bâtiments existants devraient avoir disparu pour permettre l'aménagement d'une zone de résidence. Le site appartient toujours à l'État, mais plus pour longtemps, car les multiples échanges au cours de 2015 avec les domaines, ont permis d'affiner le prix de vente du site par les services mêmes de l'Etat. Le prix a été définitivement fixé en mars, l'établissement public foncier en sera propriétaire en juin 2016 et les travaux de démolition après toute une période d'études et d'autorisation pourront démarrer à la fin de l’année. Parallèlement à cela, un investisseur sera choisi au printemps avec un projet d'aménagement permettant la construction en plusieurs phases de logements locatifs, en accession, de lots libres recherchant ainsi une certaine mixité sociale avec également une zone restreinte d'activité et de commerces. Une grande partie du terrain impacté par des cavités souterraines, notamment sous les bâtiments existants, sera aménagée en espaces verts. Il s'agit d'un magnifique projet qui va redorer l'image de cette cité !

 

VOIR LES ARTICLES :