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15 % des Français logés par des bailleurs sociaux

10 millions de personnes sont locataires des organismes HLM qui gèrent un parc locatif de 4,7 millions de logements.

En arrivant au pouvoir en 2012, le gouvernement socialiste tablait sur la construction de 150 000 logements sociaux par an. En 2014 nous étions encore loin des objectifs fixés avec 106 414 unités. En prenant en compte les départements d’outre-mer ainsi que les opérations de renouvellement urbain, ce chiffre grimpait à 120 000. Pourtant, la crise du logement est bel et bien là. Fin juin 2015, le nombre des demandes de logement social s’élevait à 1,8 million sur l’ensemble du territoire national. Les régions Ile-de-France et Rhône-Alpes concentrant la majorité des dossiers. Avec le Nord-Pas de Calais et la Provence-Alpes-Côte-D’azur, elles font partie des régions qui se partagent la moitié du parc locatif social de 4,7 millions de logements. 15 % des ménages français sont locataires d’un organisme de logement social, à l’instar des 267 Offices publics de l’habitat (OPH) ou encore des 169 sociétés coopératives d’HLM. En juillet, le Ministère du Logement a mis un peu plus la pression aux communes ne respectant pas la loi SRU qui impose non plus 20 % mais 25 % de logements sociaux aux villes de plus de 3 500 habitants (1 500 en IDF). En effet, les préfets ont reçu des consignes pour inciter les récalcitrants à plus d’efforts en la matière. Cela sera-t-il suffisant ?

Les aides à la pierre “maintenues”

Les aides à la pierre seront-elles “maintenues” comme l’affirme la ministre du Logement Sylvia Pinel dans un récent communiqué ? Certains acteurs du secteur HLM en doute. Si ces subventions de l’Etat aux organismes d’HLM se révèlent essentielles pour soutenir la création de logements sociaux - l’un des chantiers prioritaires du gouvernement -, elles devraient faire l’objet d’un fonds national dans le cadre de la loi de finances pour 2016. Mais la question que tout le monde se pose : les aides à la pierre seront-elles bien identifiées au sein de ce nouvel outil ou tout simplement noyées dans la masse ? En clair, va-t-on vers une suppression déguisée ? L’éclairage est attendu lors du conseil des ministres du 30 septembre.

 

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